Osservatorio
Islam-Europa
a cura di Stefano Allievi e Daniela Melfa
04. giugno 2004
Cari amici,
scusandoci anzitutto per il ritardo, in questo numero di giugno dell'osservatorio
vorremmo in primo luogo darvi notizia di tre collane su temi connessi
all'islam promosse dalle case editrici Edizioni Lavoro di Roma, Polimetrica
di Monza e Città Aperta di Troina (EN).
La collana Islam della Edizioni Lavoro, già diretta da Pier Giovanni
Donini, prosegue sotto la guida di Paolo Branca. Attualmente sono in
preparazione i lavori di Capezzone e Salati sugli sciiti, di Campanini
sull'Egitto, di Galletti sulla Siria.
I primi due volumi in cantiere della collana Islamica della Polimetrica,
coordinata da Massimo Campanini, sono invece:
- "La democrazia nel mondo arabo" a cura di Laura Guazzone
(uscita prevista novembre-dicembre 2004)
- "Ibn Khaldun" (titolo provvisorio), a cura di Massimo Campanini
(uscita prevista maggio 2005).
Infine la collana di Città Aperta, curata da Stefano Allievi,
è dedicata principalmente all'islam europeo e prevede come primo
titolo un nuovo libro di Felice Dassetto, "Gli incontri difficili",
sui rapporti tra islam(s) e occidenti.
In secondo luogo vi suggeriamo la lettura del numero speciale del Nouvel
Observateur (aprile - maggio 2004) su Les nouveaux penseurs de l’islam.
Alcuni titoli - come Nos ancêtre les sarrasins (Bruno Etienne),
Un islam made in USA (Lesley Jessop), Musulmans et citoyens comme les
autres (Hanane Harrath), Le culte musulman soluble dans la République
(Franck Frégosi) - riguardano specificamente la questione della
presenza islamica in Occidente. Riteniamo comunque interessante inviarvi
di seguito l'indice completo della rivista.
Un saluto cordiale,
Stefano Allievi e Daniela Melfa
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Les nouveaux penseurs de l’islam
Le Nouvel Observateur – avril / mai 2004 – Hors série
(98 pages)
Sous-titre : Ils dénoncent l’imposture intégriste,
ils concilient l’islam et la modernité.
Islam : de nouveaux réformateurs? (éditorial de Jean
Daniel)
Les intellectuels musulmans présentés dans cette revue
n’ont pas l’ambition de réformer l’islam au
sens que l’entend le christianisme comme Luther ou Calvin, qui
ont donné naissance à une nouvelle religion. Ils veulent
simplement faire entendre que, dans l’islam, il existe aussi des
"lumières". Le Nouvel Observateur souhaite donner une
chance à cette nouvelle pensée musulmane, face à
un islamisme fondamentaliste et intégriste qui occupe le devant
de la scène médiatique et avec lequel une course de vitesse
est engagée.
Une modernité islamique (Rachid Benzine)
C’est le corpus des interprétations traditionnelles de
l’islam que les nouveaux penseurs musulmans se proposent de soumettre
au crible de la pensée critique, à l’aide des outils
forgés par les sciences humaines.
Un islam des lumières (Mohammed Arkoun)
L’islam fondamentaliste pourrait se définir par l’ignorance
institutionnalisée de la période des Lumières et
par le rejet de la modernité et de ses acquis.
La religion d’Abraham (Abraham Ségal)
L’islam a attribué un rôle prépondérant
à Abraham et à Ismaël, choisis pour rebâtir
et purifier la Maison sacrée, la Kaba, mais aussi pour relancer
le culte d’Allah dans le temple de La Mecque.
Panorama de la pensée musulmane (Paul Ballanfat)
Dès les premiers siècle de l’hégire, le dialogue
entre la religion et la philosophie suscite une effervescence qui innerve
toute l’histoire de la pensée en islam.
Ferveur et piété des humbles (Abdelwahab Meddeb)
L’islam populaire que le soufisme, avec son culte des saints,
a marqué de son empreinte compte pour une très large part
dans la vogue orientaliste et dans une certaine fascination de l’islam.
Nos ancêtre les sarrasins (Bruno Etienne)
Si les Arabes ont été arrêtés à Poitiers
en 732 et chassés d’Espagne au XVIe siècle, beaucoup
firent souche en Aquitaine et en Provence. Une intégration réussie,
savamment occultées par les manuels scolaires.
Modèle envié et haï (Lucette Valensi)
La défiance et le ressentiment à l’égard
de l’Occident sont l’envers d’un désir de modernité
frustré. En ce sens, l’islamisme a assuré le relais
du nationalisme tiers-mondiste des années 1950-1960.
Des valeurs en conflit (Olivier Tinland)
Le débat sur l’islam et sur la laïcité illustre
la difficulté soulevée par Max Weber, à savoir
l’impossibilité de fonder en raison la pertinence des valeurs
ultimes qui structurent la vie communautaire.
Un islam made in USA (Lesley Jessop)
L’islam est en plein essor aux Etats-Unis, où il est en
passe de devenir la deuxième religion. Le contexte de liberté
encourage un esprit de réforme chez les musulmans américains.
Quand les sciences éclairent les arts (Henri Stierlin)
Du VIIIe au XIVe siècle, l’apport des savants musulmans
s’est manifesté de manière éblouissante dans
le domaine artistique et particulièrement en architecture.
Une démocratie selon l’islam (Abdou Falili-Ansary)
Au sein de toutes les sociétés musulmanes, des forces
démocratiques sont à l’œuvre qui incarnent
une réelle alternative au despotisme et à l’immobilisme.
Trancher le nœud gordien (Malek Chebel)
Aucune réforme significative sur l’islam ne peut être
envisagée si l’on n’affronte pas la question du sujet,
autrement dit celle de la question individuelle conjuguée à
son éthique citoyenne et à son autonomie.
La Turquie est-elle un modèle pour l’islam (Thierry Zarcone)
La république laïque fondée en 1923 par Mustapha
Kemal Atatürk s’est voulue dès l’origine un
modèle d’adaptation de l’islam aux exigences de la
démocratie. Ce modèle inspirera des pays comme l’Iran
ou la Tunisie.
Musulmans et citoyens comme les autres (Hanane Harrath)
La dimension polémique de la présence musulmane en France
a occulté un islam rituel paisible qui vit dans la discrétion
des foyers et l’intimité de la foi.
Le culte musulman soluble dans la République (Franck Frégosi)
Concertations et tractations menées ces dernières années
autour de l’organisation d’un islam de France dans le cadre
de la laïcité ont abouti à l’élection
en avril 2003, du Conseil français du Culte musulman.
Un islam new age (Husam Tammam et Patrick Haenni)
Une nouvelle religiosité émerge dans les pays arabo-musulmans.
Elle épouse les valeurs individualistes des lendemains qui déchantent
: confort, hédonisme, bien-être et consumérisme.
Les facteurs de repliement (Issili Khalid)
Sur la défensive depuis que les derniers musulmans ont été
chassés d’Espagne et que l’Occident a repris l’initiative,
l’islam mal-aimé du reste du monde, s’est lentement
refermé sur lui-même.
Les saisons du voile (Catherine Farhi)
Au-delà des enjeux du débat polémique autour d’un
emblème vestimentaire somme toute dérisoire, ne faut-il
pas voir d’abord dans les revendications exacerbées sur
le voile l’_expression d’un désarroi identitaire
Une patience géologique (Marie-Thérèse Urvoy)
Pourquoi les réformateurs hésitent-ils à rompre
avec le dogme selon lequel le Coran est la parole même dans sa
matérialité s’il s’agit de la seule et unique
condition pour qu’advienne un courant libérale en islam.
L’origine syro-araméenne du Coran (Claude Gillot)
Un grand nombre d’expressions réputées obscures
du Coran s’éclairent si l’on retraduit certains mots
apparemment arabes à partir du syro-araméen, la langue
de culture dominante au temps du Prophète.
L’historien et le Coran (Alfred-Louis de Prémare)
Des manuscrits concurrents et divergents circulent encore en dehors
de l’Arabie dans les territoires de la conquête jusqu’à
la fixation de la version unique du Coran à Bagdad dans la première
partie du Xe siècle.
Le Coran entre transcendance et histoire (Rachid Benzine)
La méthode historique contribue à élucider les
circonstances de la révélation et décoder la logique
de composition propre au texte coranique.
La rébellion d’un poète (Abdou Filali-Ansary)
La biographie du Prophète proposée en 1933 par le poète
irakien Maruf al-Rusafi procédait d’un examen critique
des récits véhiculés par la tradition ; elle aura
attendu près de soixante ans avant d’être édité.
L’obsession de la Loi (Abdelmajid Charfi)
Le rigorisme actuel dans l’application de la Loi, démenti
par l’historiographie, témoigne du souci de certains régimes
de trouver dans la religion une légitimité.
L’islam intérieur (Pierre Lory)
Pour la mystique musulmane, l’homme n’est pas seulement
soumis à la Loi, il est une manifestation de la présence
divine, un "tabernacle des lumières".
Le laboratoire iranien (Mohammad-Reza Djalili)
Alors que dans les années 1970 la critique du modèle occidental
était de mise, c’est à une intense réflexion
sur l’ouverture à la démocratie que se livrent aujourd’hui
les intellectuels religieux ou laïques.
Le Coran et les juifs (Paul B. Fenton)
Dernier-né des trois monothéismes, l’islam revendique
pourtant le droit d’aînesse. Le dogme de l’antériorité
et de la perfection de la révélation coranique l’a
engagé dans une rivalité polémique avec le judaïsme.
Un héritage à revivifier (Paul Ballanfat)
Dans l’intention de restaurer la puissance bafouée de l’islam,
certains intellectuels musulmans ont volontairement ignoré les
sources vives de la pensée islamique et referme la réalité
du Coran sur lui-même.
Pour l’émancipation des femmes (Nawel Gafsia)
Les règles relatives à la polygynie, à la répudiation
et l’héritage successoral favorisant l’homme rendent
compte d’une organisation patriarcale obsolète, celle qui
dominait à l’époque de la révélation.
Voltaire en terre d’islam (Marcel Conche)
Les grands penseurs de l’islam (portrait de douze penseurs de
l’islam) :
Abu Isa al-Warraq, Irak, mort vers 862, (Dominique Urvoy)
Husayn al-Hallaj, Iran, vers 857-922 (Pierre Lory)
Avicenne – Ibn Sina, Iran, 980-1037 (Mohammed Taleb)
Abu Hamid al-Ghazali, Irak, 1058-1111 (Ebrahim Moosa)
Ruzbehan Baqli, Iran, 1128-1209 (Paul Ballanfat)
Averroès – Ibn Rushd, Espagne, 1126-1198 (Dominique Urvoy)
Fakhr al-Din al-Razi, Iran, 1149-1209 (Roger Arnaldez)
Sohrawardi, Iran, 1155-1191 (Christian Jambet)
Muhyi al-Din Ibn Arabi, Espagne, 1165-1241 (Nasr Hamid Abu Zayd)
Molla Sadra, Iran, 1572-1640, (Christian Jambet)
L’émir Abd el-Kader, Algérie, 1807-1883 (Bruno Etienne)
Ali Abd al-Raziq, Egypte , 1888-1966 (Marie-Thérèse Urvoy)
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